Mon changement de cap – l’envol

En janvier, j’ai donc décidé de quitter mon travail.

En mars, je suis partie.

En avril, j’ai eu une idée.

Et en mai, j’ai décidé… de faire ce qui me plait !

Crédit photo (libre de droits) : 5608599

Ou est-ce la vie qui m’a guidée ?

Je pensais donc dur comme fer que cette idée d’exploration émotionnelle par l’écrit était une merveilleuse idée… mais pour plus tard !

C’était sans compter sur mon esprit d’enthousiasme qui a fait que je n’ai pas pu m’empêcher d’en parler… Et les réactions tellement curieuses, positives reçues que j’ai décidé d’un coup de tester.

Il y avait aussi plein d’autres raisons « rationnelles » (mais je ne crois plus trop à cette catégorisation, comme si les sentiments et les pensées n’étaient pas clairement connectés) : le besoin d’avoir une entité pour continuer de facturer mes droits d’autrice, les embauches salariées beaucoup gelées à cause de la crise, une sombre histoire administrative d’aide financière pour la crèche à potentiellement rembourser si je n’avais pas autre chose…

Mais surtout, il y a tout ce que j’ai vu comme des signes : la fin de mes blogs chéris (Empire Dentelle <3 ) qui m’a obligée rapidement à réfléchir à cette idée que j’avais depuis longtemps d’ouvrir mon propre espace, le texte écrit pour un cercle virtuel de Quantik mama qui m’a été dicté par l’inspiration et qui a eu l’air de toucher dans le mille, cette personne qui me contacte et qui me demande si après Confinés, j’ai d’autres histoires pour enfants dans les tiroirs parce que « vois-tu, on lance une nouvelle collection dans la maison d’édition sur le bien être en famille pour les enfants » et puis surtout, ceux/celles qui acceptent de tester mes ateliers ou l’accompagnement individuel pour l’exploration émotionnelle par l’écrit et le partage et dont les retours sont tellement enthousiasmés.

Et enfin, ce souffle en moi, cette exaltation de faire, enfin retrouvée. Parce qu’au delà de l’écho que je trouve chez les autres, c’est celui en moi qui résonne le plus fort, c’est celui que j’ai envie d’écouter, écouter mes émotions et mes besoins pour vivre en harmonie et pouvoir donner aux autres.

Et j’ai l’impression que la vie va plus vite que moi, que je me laisse porter, qu’il y a une force au delà de mon intellect qui me pousse.

C’était un peu confus dans ma tête…

Cultiver un talent ?

Je continuais à regarder les offres d’emploi mais la motivation pour y répondre était perdue. J’avais une idée, un concept à développer. J’ai trouvé une activité qui fait écho à tout ce que j’ai défini dans mes envies, mes besoins, mes attentes de la vie.

Il ne restait plus qu’à s’autoriser.

Il y a eu deux deuils autour de moi, deux deuils d’enfants. D’abord éloigné, c’est Karine de Quantik mama dont le fils de 19 ans s’est envolé, puis mon neveu qui est mort avant de naitre.

Il y a le texte que j’ai écrit pour le premier et qui m’a semblé encore une fois dicté par quelque chose de plus grand que moi.

Il y a l’accompagnement que mon frère et ma belle-sœur m’ont demandé de faire pour préparer des funérailles et construire leur deuil. (Qui s’est accompagné d’une pause salvatrice pour moi dans les projets pour être à leur côté).

Et mon mari qui les deux fois m’a regardé avec toute l’admiration du monde et dit « Claire, you are good at that, you have to do that, try. I’ll support you » (oui, on parle anglais chez nous, mais il y avait donc l’amour, la confiance et le soutien)

Et moi, donc, j’ai pensé qu’il était temps de s’autoriser. Que je ne savais pas du tout si toute cette histoire me permettrait de gagner suffisamment d’argent pour répondre à mes besoins de stabilité financière mais que je ne le saurais pas si je n’essayais pas.

Et j’ai une vision un peu magique de la créativité, du don, du talent. Ce n’est pas à moi, ça m’a été prêté, confié, ça ne dit rien en soi de ma valeur mais peut-être plus d’une sorte de mission. Si j’ai cette facilité avec l’écrit et cette sensibilité à l’accompagnement, il m’appartient de les cultiver.

Et puis, j’avais tous les outils d’entrepreneuse dans ma besace, 5 ans d’entrepreneuriat, 2 entreprises créés, c’était peut-être aussi pour en arriver là, un projet un peu fou, un peu différent, à la hauteur de mes rêves…

Voilà comment j’en suis arrivée là, à une entreprise qui porte simplement mon nom, un projet où j’écris et facilite l’exploration émotionnelle.

Et j’ai une idée assez claire de tout ce que je veux développer dans cette veine (et je prépare la page de présentation de ce site à propos de ces différents services). Et puis, il y aura aussi tout ce que la vie me soufflera puisqu’elle a encore une fois, bien plus d’imagination que moi !


Au passage, il y a encore des places dans les ateliers des prochains jours :

  • Être parent, samedi 27 juin 14h/16h
  • Les formes de l’amour, lundi 29 juin 20h15/22h15

Ces ateliers sont à prix libre et sur Zoom.

Et voici un des retours que j’ai pu avoir : « quelle initiative salvatrice et enthousiasmante » (Marjorie)

Si vous voulez plus d’informations, n’hésitez pas à me le signaler par e-mail ou en commentaire.

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